Les équipements ATEX
Sommaire de la page:
- Les groupes de gaz
- Les groupes de poussières
- Appareillages électriques
- Enveloppe antidéflagrante « d »
- Sécurité augmentée « e »
- Sécurité intrinsèque « i »
- Encapsulage « m »
- Boîtier étanche « t »
- Surpression interne « p »
- Equipements mécaniques
- par construction « c »
- par immersion « k»
- par contrôle des sources d’inflammation « b»
Voir aussi ...
Ces équipements doivent être adaptés:
- à la nature de l'atmosphère explosive,
- à la fréquence d'apparition de l'atmosphère explosive
- un mélange de gaz et vapeurs inflammables
- un mélange de poussières inflammables
Les groupes de gaz
Les gaz ou vapeurs peuvent être de nature très diverses et sont caractérisés par:- la température d'auto-inflammation
- l'Energie Minimale d'Inflammation (EMI)
- l'Interstice Maximal Expérimental de Sécurité (IEMS)
Les gaz et vapeurs sont ainsi classés en catégories:
catégorie | gaz type | EMI [µJ] |
IEMS [mm] |
|
---|---|---|---|---|
industries minières | I | méthane | 300 | 114 |
industries de surface | IIA | propane | 240 | 0,92 |
IIB | éthylène | 70 | 0,65 | |
IIC | acétylène hydrogène |
17 | 0,37 0,29 |
A la température d'auto-inflammation, la substance pourra s'enflammer
en présence d'un comburant sans qu'une source d'ignition autre ne soit
nécessaire. La température de surface des équipements situés dans cette
atmosphère ne devront donc pas atteindre cette valeur.
Six catégories sont définies:
T1 | T2 | T3 | T4 | T5 | T6 |
450°C | 300°C | 200°C | 135°C | 100°C | 85°C |
Les groupes de poussières
Les poussières sont caractérisées selon les normes CEI/EN par:
- leur résistivité électrique
- la température d'auto-inflammation d'un nuage
- la température d'auto-inflammation d'une couche de 5mm
Elles sont
classées en trois catégories: IIIA, IIIB, IIIC
catégorie | définition |
---|---|
IIIA combustibles |
solides finement divisé (<=500µm) peuvent être mis en suspension dans l'air et peuvent former des mélanges explosifs dans l'air |
IIIB non conductrices |
poussières combustibles ayant une résistivité >103 Ω.m |
IIIC conductrices |
poussières combustibles ayant une résistivité >=103 Ω.m |
La température
maximale des surfaces doit être limitée et connue. Elle est indiquée en
toute lettre sur le marquage Elle doit être inférieure à:
- 2/3 de la température d'auto-inflammation du nuage de poussières considéré
- la température d'auto-inflammation d'une couche de poussières de 5 mm d'épaisseur diminuée de 75°C
Que la source d'inflammation soit d'origine électrique ou mécanique, les équipements doivent satisfaire à des exigences différentes selon la zone dans laquelle ils seront installés. Les équipements sont ainsi classés en six catégories:
Catégorie et niveau de protection |
Moyens de protection |
---|---|
1G et 1D très haute protection |
deux moyens indépendants et reste efficace même si un des moyens de protection est défaillant |
2G et 2D haute protection |
adaptés à une exploitation normale pour laquelle des défauts de fonctionnement prévisibles sont pris en compte |
3G et 3D protection normale |
adaptés à une exploitation normale |
Ces équipements sont utilisables dans les zones suivantes:
- 1G pour être installé en zone 0 (mais aussi en zones 1 et 2)
- 2G pour être installé en zone 1 (mais aussi en zones 2)
- 3G pour être installé en zone 2 seulement
- 1D pour être installé en zone 20 (mais aussi en zones 21 et 22)
- 2D pour être installé en zone 21 (mais aussi en zones 22)
- 3D pour être installé en zone 22 seulement
Appareillages électriques

Enveloppe antidéflagrante « d »
Les composants qui génèrent des arcs électriques sont enfermés dans une enveloppe qui doit remplir trois fonctions:- contenir une explosion interne sans déformation permanente.
- garantir que l’inflammation ne peut se transmettre à l’atmosphère environnante.
- présenter en tout point extérieur une température inférieure à la température d’auto-inflammation des gaz présents.
Se décline en:
- "da" pour zones 0, 1 et 2
- "db" pour zones 1 et 2
- "dc" pour zone 2 seulement
Sécurité augmentée « e »
Chaque composant est conçu pour ne pas générer d’étincelles ni d’échauffement excessif; pour cela:- les distances d'isolement sont plus importantes
- les bornes sont spécifiques (auto-desserrage impossible)
- l’enveloppe est au minimum IP54, en matière antistatique et résistante aux chocs (7 Joule)
Se décline en:
- "eb" pour zones 1 et 2
- "ec" pour zone 21 et 22
Sécurité intrinsèque « i »
Circuit dans lequel aucune étincelle ni aucun échauffement dans les conditions de test n'est capable de provoquer l'inflammation d'une atmosphère explosive. Est obtenu en limitant l'énergie apportée à l'entrée.Se décline en:
- "ia" pour zone 0/20, 1/21 et 2/22
- "ib" pour zones 1/21 et 2/22
- "ic" pour les zones 2/22 seulement
Encapsulage « m »
Les pièces qui pourraient provoquer l'inflammation d'une atmosphère explosive, par l'émission d'étincelles ou par un échauffement, sont enfermée dans un compound qui les isolent de l'atmophère environnante. Réservé aux faibles puissances.Se décline en:
- "ma" pour zones 0/20, 1/21 et 2/22
- "mb" pour zones 1/21 et 2/22
- "mc" pour zone 2/22 seulement
Boîtier étanche « t »
La construction de l'enveloppe empêche toute pénétration de poussière.Se décline en:
- "ta" pour zones 20, 21 et 22
- "tb" pour zones 21 et 22
- "tc" pour zone 22 seulement
Surpression interne « p »
Se décline en:- "pb" pour zones 21 et 22
- "pc" pour zone 22 seulement
Equipements mécaniques
par construction « c »
Elle repose notamment sur l’application des bonnes pratiques d’ingénierie (conception des paliers, joints, jeux,...), de manière à ce que les risques de défaillances mécaniques susceptibles de générer des températures ou des étincelles capables d’enflammer l’atmosphère explosible, soient réduits à un niveau très faible. Ainsi le respect des règles de l’art, associé à des instructions dans la notice (maintenance, l’entretien, inspection,...) est généralement une solution adéquate pour le traitement de dysfonctionnements prévisibles (fuites, grippage de pallier, ...)par immersion « k»
Elle repose par l’inactivation des sources potentielles d’inflammation liées aux éléments mobiles par leur immersion dans un liquide qui, en enduisant continuellement et/ou en lubrifiant et en refroidissant ces parties mobiles, empêche la mise en contact des sources avec l’atmosphère explosible environnante. Dans certains appareils le liquide est prévu uniquement pour protéger des sources d’inflammation, dans d’autres le liquide à une fonctionnalité (lubrifier, transmettre l’énergie dans les systèmes hydrauliques,...). On peut citer à titre d’exemple des boîtes de vitesse remplies d’huile, les freins à disques à bain d’huile,...par contrôle des sources d’inflammation « b»
Elle consiste à incorporer des capteurs dans l’appareil afin de détecter des conditions dangereuses imminentes et de déclencher des mesures de contrôle (sonde de température, détecteurs de vibration,...). Cette méthode permet de traiter des dysfonctionnements apparaissant dans les mécanismes, comme par exemple l’anomalie d’un palier de turbine.Votre avis est précieux pour améliorer ce site.
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